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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 09:37

L’octroi de permis de prospection pouvant ensuite déboucher sur des autorisations d’exploitation de gaz de schistes dans un certain nombre de départements de notre pays a soulevé une vive émotion dans les communes et départements concernés, notamment en Ardèche.

Cette émotion est entièrement justifiée au vu des graves nuisances environnementales qu’ont révélées les premières exploitations de ce type aux USA où elles ont pris en quelques années une place importante dans la production gazière (environ 50%, pratiquement les importations de gaz des Etats Unis ont été réduites à zéro). La faiblesse de la régulation environnementale dans ce pays, le peu de contraintes imposées aux compagnies gazières font que maintenant l’alimentation en eau potable de millions d’habitants y est désormais menacée.

Il est par ailleurs invraisemblable qu'un projet industriel d'une telle envergure puisse voir le jour dans notre pays sans que la Commission nationale du débat public ait organisé le débat public au plan national et à l'échelle des territoires concernés. Dans notre pays, pour les communes et départements concernés, la liste des nuisances potentielles est impressionnante : dégradation des infrastructures routières (circulation d’engins lourds), nuisances de paysage et sonores (densité importante d’engins de forage, de générateurs de puissance pour injection d’eau à haute pression), prélèvements sur des ressources en eau limitées dans nombre de communes, pollution éventuelle de nappes phréatiques, pose de réseaux provisoires de canalisations en surface. Elles sont de surcroît de nature à ruiner des économies locales reposant sur le tourisme et l’agriculture tournées vers des produits de qualité.

L’argument économique, développé par les compagnies pétrolières et gazières concernées, selon lequel cette éventuelle nouvelle production gazière nationale permettrait d’alléger la facture des importations gazières, dissimule ce que seront essentiellement les dites compagnies qui en tireraient profit, tandis que les collectivités territoriales concernées supporteraient, elles, l’essentiel des pertes. Enfin, à l’heure où notre pays s’est engagé, à juste titre, à faire reculer, d’ici 2050, les émissions de CO2, liées essentiellement à l’usage des énergies fossiles, de 75%, l’heure n’est pas à accroître, dans des conditions extrêmement discutables, la production gazière, mais bien de faire reculer l’usage des énergies fossiles, dont le gaz.

C’est pourquoi, le PCF propose une maîtrise publique et démocratique de l’énergie, impliquant que dans cette affaire la démocratie puisse prévaloir et que, dans tous les cas, à l’échelle locale, de telles activités ne puissent se dérouler sans le consentement des populations concernées (départements et Communes).

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